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Assises - 4 è partie - Accompagner différents types d’entreprises

On a regroupé ici les CR des ateliers s'intéressant à des catégories particulières de création (y compris la reprise/transmission)

Publié par ProfCre, le Lundi 20 Juin 2005, 08:56.
Modifié le : Vendredi 24 Juin 2005, 13:53.
dans : Actus.

 « La création » est loin d’être uniforme: il y autant de types de créations que de types de créateurs. D’ou les précisions apportées par plusieurs ateliers sur les prestations adaptées à chacun des types. Y compris pour la reprise/transmission.

 Comment accompagner les créateurs dans le secteur des services à la personne ? (Atelier 7)

 Au moment où cet atelier se déroule, le plan de gouvernemental de développement des services à la personne n’est pas bouclé. On sait qu’il est censé accroître la demande, mais également l’offre, créer de grandes enseignes, faciliter l’accessibilité aux services et structurer le marché (professionnalisation). Par ailleurs, une toute dernière mesure est attendue, le chèque emploi service universel (Cesu). En attendant, la plupart des intervenants ont rappelé que le secteur n’est pourtant pas nouveau et que plusieurs rapports ont déjà relevé le gisement d’emplois non délocalisables qu’il représentait. Un secteur qui n’a pourtant toujours pas, contrairement à l’agriculture ou l’industrie, de ministère.

 Les services à la personne, un gisement périlleux

 Jean-Paul Vimont est affirmatif : « Oui il y a bien un marché ! Oui les 500 000 emplois de Borloo, c’est jouable ! ». « Selon un calcul rapide, si l’on rapporte ce chiffe à la population française, cela représente peu d’emplois nouveaux nets par habitants ! », ajoute-t-il. Après avoir présenté le secteur des services à la personne comme un secteur d’avenir et en mutation, Dominique Picard, chargée des services à la personne à la Caisse des Dépôts, tient à ajouter que « pour autant, il ne faut pas se lancer n’importe comment dans ce secteur qui est certes attractif, mais bien particulier ».

 Loïc Giraudon, de MSD-Marseille, rejoint le propos et affirme « la nécessité de sortir des clichés que l’on a de ce secteur, comme celui qui veut que la micro-activité y soit prédominante, ou encore celui de l’image de domesticité pour les emplois. » Jean-François Cochet, directeur de Domicours, apporte une autre nuance : « oui, il y a un marché, oui il y a une demande mais y a-t-il véritablement une offre ? ». L’homme sait de quoi il parle, puisqu’avant les cours à domicile,  il avait crée une société de services aux biens des particuliers qui a été un échec faute de personnel qualifié et/ou acceptant des salaires peu élevés. Même constat pour le directeur de l’agence Age d’or services (pour les personnes âgées), Jean-François Dupont, qui parle de « véritable sacerdoce » à propos de ces métiers.

 Un grand besoin de formation

 Un responsable de couveuse s’interroge, lui, sur le fait que certains créateurs de ce secteur ne réussissent pas, malgré de la volonté et un fort dynamisme, à maintenir à flots leur projet. Justement, Jean-Pierre Vimont présente son établissement comme « la réponse aux entrepreneurs du secteur ». Le co-fondateur de l’Institut de formation des services à la personne (Iserp) explique que l’institut développe des formations adaptées aux salariés et aux créateurs du secteur. Il s’agit de formation continue (pour salariés et cadres) ou de formation initiale (en alternance pour des jeunes), mais également de formation spécifique adaptée aux les créateurs d’entreprises. La forte demande a poussé l’établissement à proposer de la formation via Internet.

Un responsable du syndicat des entreprises de services à la personne (SESP) estime que la professionnalisation est la clé du secteur. Il souhaite que des discussions tripartites (État, syndicats d’employeurs et syndicats de salariés) se mettent encore en place sur la formation. Mais Jean-Pierre Vimont souligne que « créer une entreprise de service à la personne, c’est avant tout créer une entreprise ! Il faut avoir des notions de management, de marketing. Il faut connaître le secteur, se préparer sérieusement, miser sur la qualité, être innovant ! ».

 Un secteur à réinventer

 Le jeune (23 ans) créateur de l’entreprise Methodia (cours à domicile) veut, lui, insister sur ce besoin d’innovation du secteur. « On peut toujours innover même dans ce secteur, vieux comme le monde ! ». « Dans nos métiers, ajoute le fondateur de Domicours, il faut non seulement du savoir-faire, mais également du savoir-être. Les exigences des particuliers en matière de services sont plus fortes que celles des entreprises !». Et les métiers de ce secteur ne peuvent être traités comme ceux de l’industrie, puisque le « produit est l’humain ».

 (pilotes : Dominique PICARD – CDC, et Loïc GIRAUDON, Directeur - MSD Marseille. Avec Nicolas BOURGERIE – METHODIA ; Jean-François COCHET, Directeur – DOMICOURS ; Jean-Paul DUPONT, Directeur - Agence AGE D'OR SERVICES Saint-Génies Laval ; Guylaine GOUZOU-TESTUD, Maire adjointe de la ville de Lyon, chargée de l'économie)

 Quel accompagnement pour faire émerger les entreprises innovantes (et / ou : à potentiel de croissance) ? - Atelier 10 

 La nouvelle, par rapport aux Assises de l’an dernier, c’est le rapprochement anvar/bdpme au sein d'OSEO. Il vise à faciliter la tâche des créateurs/repreneurs d'entreprises à fort potentiel, notamment dans la recherche de financement. Ce que confirme Jean-Yves Renaud, directeur de l’action régionale d’Oseo/ Anvar : « nous faisons de l’accompagnement au financement des entreprises à haut potentiel. Notre action vise notamment à faciliter leur tâche dans la recherche de financements ».

 La question suivante est : qui est en mesure, au plan local, d'épauler efficacement ces "techniciens/entrepreneurs"? Les réseaux associatifs d'accompagnement et de parrainage? Le mouvement des business-angels et du capital- risque proximité? Le réseau des incubateurs technologiques?

 Jean-François Lafaye, directeur d’Incuballiance répond : « Nous sommes un des 28 incubateurs publics lancés en 1998. Nous permettons à des chercheurs de devenir des créateurs d’entreprises ». L’idée étant de rendre attractif et crédible un projet issu du monde académique. « Nous sommes assez sélectifs et n’accompagnons que 20 projets par an ».

« Nous proposons un accompagnateur, le « chef de projet ». C’est lui qui proposera, selon les besoins, de la formation, du coaching et c’est lui également qui mettra les créateurs en relation avec des investisseurs ». « Par ailleurs, des études de marchés non techniques mais externes (positionnement stratégique, propriété industrielle…) seront menées par un cabinet choisi par nos soins. Enfin nous pouvons mettre à la disposition des créateurs un hébergement. Nous avons une douzaine de locaux disponibles : c’est peu mais finalement beaucoup de ces projets nécessitent de rester dans leur laboratoire de recherche… » Enfin « nous gérons les questions de propriété industrielle et de royalties » conclut-il.

 Thomas Fleishmann a bénéficié de plusieurs accompagnements pour crée sa société Apsylis, en 2001. Un incubateur, l’association Entreprendre Rhône-Alpes, une business-angel et l’anvar notamment. Aujourd’hui sa société emploie 13 personnes et atteint l’équilibre.

 Marie Noëlle Arlaud, d’Entreprendre Rhône-Alpes, explique que l’association accompagne les porteurs durant trois années. Elle permet un accompagnement financier, l’accompagnement d’un chef d’entreprise et celui d’un collectif (le Club des créateurs). Ce dernier apporte son expérience mais également un grand soutien psychologique : « il requinque les porteurs de projets parfois découragés… ».

 André Jaunay,  chef du département création et développement des entreprises au conseil régional d’Ile de France, explique que « la région a développé toute une gamme d’outils spécifiques et adaptés aux projets d’entreprises à potentiel de croissance ». En plus des fonds d’investissements classiques (comme les fonds d’amorçage), la région a mis en place des fonds de prêts d’honneur spécialisés, comme les fonds pour projets « à fort contenu scientifique », un partenariat avec Scientipole initiative Ile de France, un partenariat avec Oseo/bdpme et les réseaux de business-angels (il y a 6 business angels au niveau du département). En 2005, 300 projets ont été soutenus.

 « Nous créons, dit-il, une plate-forme qui met en contact les offres et les demandes. Nous créons un maillage, une communauté autour des mêmes outils ». « J’ai l’impression qu’il y a une floraison de projets à fort potentiel »

 Enfin, sur la définition des projets, Marie-Noëlle Arlaud : « Un projet est considéré à fort potentiel quand il crée au moins 10 emplois ».

 (pilote : Jean-Yves RENAUD - Délégué régional - OSEO anvar, avec : Marie-Noëlle ARLAUD - Directrice - Rhône-Alpes Entreprendre ; Thomas FLEISHMANN - PDG – APSYLIS ; André JAUNAY - Chef du département Création et Développement des entreprises - Conseil Régional Ile de France ; Jean-François LAFAYE - Directeur – Incuballiance)

 Les projets collectifs sont ils spécifiques ? requièrent-ils des outils spécifiques ? (Atelier 19)

 Par « collectifs », on entend ici des projets dont la dynamique économique se combine avec la recherche d’une utilité sociale, et donc en lien avec le secteur de l’ESS (économie sociale et / ou solidaire). Donc les modes d’accompagnement à la création de structures coopératives (SCOP, SCIC, CAE), le rôle des URSCOP dans l’accompagnement ; y compris à la reprise d’entreprise sous forme de SCOP

 L’Atelier présente une démarche méthodologique en 7 étapes, avec buts, méthodes et outils propres à chaque étape. Ce qui permet à Michèle Desbois, 3ES, de mettre en évidence des points communs et différences entre outils de l’accompagnement individuel et outils de l’accompagnement collectif

 Enfin sont présentés l’accompagnement à la création de CAE (les couveuses d’activités et d’emplois) ; les Dispositifs Locaux d’Accompagnement (DLA) destinés à certains projets associatifs ; et des politiques régionales spécifiques : un exemple en Midi Pyrénnées ; mais on sait que d’autres régions y travaillent (Poitou-Charentes, Pays de la Loire…)

 (pilote : Thierry VECLIN - Responsable du programme Activités d'utilité sociale – AVISE. Avec : Michèle DESBOIS - Directeur - 3ES ; Karine IGLICKI - Responsable de la Création et Reprise d'entreprises - Union Régionale des SCOP Rhône-Alpes ; Stéphane LEBOUTET - Directeur - Boutique de Gestion Airelle Limousin ; Rebecca PUSTOC'H - Chargée de mission économie solidaire - Conseil Régional Midi-Pyrénées)

 Innover pour faire émerger les entrepreneurs sociaux de demain (Atelier 14)

 Marc Saint Olive, responsable du pôle Entrepreneurs à la CDC plante le décor : « Il n’y a pas une seule définition de l’entreprise sociale. Elle peut être sociale par ses statuts, par son activité ou encore par ses salariés ». En France, il y aurait ainsi environ 5000 entreprises sociales (associations intermédiaires, entreprises d’insertion, entreprises de travail temporaire d’insertion, régies de quartiers…)qui embauchent 70 000 personnes. Il faut ajouter les SCOP et les chantiers écoles.

 L’appui à la création de ces entreprises conjugue plusieurs acteurs.

 Lorsqu’il a crée EPAGE, Nicolas VOLT venait d’être licencié. C’est par l’intermédiaire du cabinet d’out-placement qu’il a alors rencontré Philippe Poullet du Réseau Entreprendre, puis le réseau Ardense. Il a un projet : monter une entreprise de logistique qui emploierait des personnes en difficulté. « De fil en aiguille, j’ai rencontré de plus en plus de personnes, de réseaux : BPI, Entreprendre Artois, l’ESSEC… Il y a eu des synergies et des mises en commun de services. En résumé, j’ai crée mon entreprise sociale avec différents partenaires sociaux », raconte-t-il. Cette conjugaison d’acteurs ou, comme les appelle Marc Saint-Olive, de « bonnes fées », a permis de « fabriquer » un créateur d’entreprise sociale, lui même créateur d’emplois.

  « A France Active, on est bien placé pour connaître et comprendre les difficultés rencontrées pour faire émerger des entreprises sociales », considère Jean-Michel Lecuyer. France Active a donc voulu créer un nouveau fonds dont un des objectifs est de « multiplier le nombre d’entreprises sociales en France ». C’est le « Fonds de confiance ». Ce dispositif expérimental est prévu pour une vingtaine de projets et accompagne les projets sur une durée de 18 mois, à compter de janvier 2005. Il nécessite le parrainage d’un réseau partenaire du fonds. Inspiré du système des avances remboursables de l’Anvar pour la création d’entreprises de technologies innovantes, ce fonds peut financer jusqu’à 50% des frais de l’entreprise(avec plafond de 20 000 euros). Une étude/action est confiée au porteur de projet mais son coût peut-être financé à 50% 

 Emmanuel Kasperski, de l’AIRDIE , explique que eux, à Montpellier, sont partis du projet et non de la personne. « On est partis de l’entreprise, du terrain, de ce qui marche ». Le projet s’appelle REPLIC, et il réunit les principaux acteurs du public et du privé (Conseil général, régional, UREI LR, URSCOP, France Active, Avise, Caisse d’épargne régionale…). « Nous repérons ce qui marche dans les entreprises sociales puis nous regardons si ce modèle peut être essaimé ; puis nous recrutons et nous formons un chef d’entreprise, qui devra faire lui-même l’étude de faisabilité sur son territoire. Il sera alors salarié de REPLIC (qui est une SCIC) ». « Nous voulons développer une méthodologie en matière d’essaimage ». En attendant, le dispositif fait la part belle à un aspect réseau extrêmement fort.

 Pour Marc Saint Olive, « REPLIC est une autre façon de travailler pour les accompagnateurs, c’est une bouffée d’air ». Pour Benoît Gaillard, consultant, « avec ces dispositifs, il s’agit de susciter des vocations ! ».

 Reprise et transmission d’entreprises : présentation de l’étude Oséo/bdpme (Atelier 20)

Cette étude (« La transmission des petites et moyennes entreprises : l’expérience Oséo/Bdpme ») est la troisième du genre (1ère en 1993 et seconde en 1997). Elle permet de mettre en évidence les risques et les succès qui sont liés à la transmission d’entreprises.

 Marcel Deruy (Oséo) : « Au vu du vieillissement de la population et du « papy-boom », il faut comprendre que de nombreuses entreprises vont changer de main d’ici 15ans, et que cela mettra en jeu plus de 300 000 emplois » ; Pour exemple : on sait qu’en moyenne 4 emplois seront crées ou sauvegardés lorsqu’une PME est transmise avec succès. Alors que la moyenne des emplois crées par une création d’entreprise ex-nihilo est beaucoup plus faible.

 L’étude montre que selon les secteurs la moitié (48%) des transmissions ont lieu dans les ICTCS, secteurs de l’industrie, de la construction, des transports, du commerce de gros et des services aux entreprises. Le secteur du commerce de détail représente un tiers et les hôtels restaurants 17%.

 En moyenne, 45% des entreprises accompagnées ont moins de 5 salariés. Cependant dans les secteurs ICTCS, les transmissions concernent principalement les entreprises de plus de 20 salariés, alors que les entreprises du commerce détail, des services à la personne et du tourisme concernées sont de petites tailles. Enfin selon les modalités : pour plus de moitié, et dans les secteurs du commerce de détail et du tourisme, les transmissions se font par rachat de fonds de commerce (alors que pour les secteurs ICTCS, la majorité se fait par achat de titres).

 6 transmissions sur 10 sont dues à un départ en retraite (54% en 1993, 57% en 1997), mais la transmission filiale est de moins en moins importante : 9% dans les ICTCS (alors que dans ce secteur 32% des reprises sont faites par d’anciens salariés) et une sur 20 dans le commerce de détail.

 Les repreneurs sont de plus en plus jeunes : ils ont en moyenne 41 ans dans les ICTCS (en 97 : 46 ans) et en moyenne 37 ans dans les commerces de détail. Ce rajeunissement s’accompagne d’une baisse de la part des apports personnels dans les montages financiers. Il y a une diversififcation des modes de financements. D’où une augmentation de l’endettement qui pèse sur les opérations de reprise. Les montages financiers sont plus tendus. On note une part encore importante des crédits vendeurs, ce qui étonne un représentant de l’Ordre des experts comptables. Ce à quoi Marcel Deruy ajoute : « Je suis un anti crédit vendeur dans le sens où ils alourdissent les charges de remboursement ». Quelqu’un lui rétorque que « ce sont les banques qui les réclament ».

 Les repreneurs sont expérimentés

 84% ont une expérience du secteur et 69% ont une bonne connaissance du management ou de la direction. Les rachats d’entreprises sont plus souvent le fait de personnes physiques, mais les cessions d’entreprises à des personnes morales représente 25% des opérations (surtout dans l’hotellerie où la croissance sur place est souvent limitée et donc l’achat d’un lieu de plus grande taille est souvent le seul moyen de se développer). Cela conforte le phénomène de création de micro-groupes de PME : « On est, et on sera de plus en plus dans un monde de petites entreprises », déclarait Henri Savajol, directeur des études de l’ADPME.

 Un niveau de risque très élevé

 Plus d’une transmission sur cinq échoue avant 6ans. Et au delà des conditions conjoncturelles, le risque intrinsèque à la transmission est élevé (remboursement de la dette). C’est d’ailleurs un risque qui semble repartir vers une phase de hausse.

 Mais parmi les facteurs de Réussite ou d’échec, les facteurs financiers ne sont pas tout ! Les situations de rupture (décès, maladie) augmentent d’un quart les facteurs de risque dans secteurs ICTCS et tourisme. Et même de 50% dans le commerce de détail.

 La connaissance du secteur par le repreneur est un facteur de succès.

 Quand il y a un lien familial entre le cédant et le repreneur, le niveau de risque est quasi nul. Pour un ancien salarié de l’entreprise, les chances de réussite sont deux fois plus élevées que pour un repreneur extérieur. A noter que la présence accompagnante du cédant, pendant quelques temps, présente deux fois moins de risques d’échec. Bien sûr, on note que si le cédant change de secteur, c’est mauvais signe !

 En résumé, l’étude confirme que l’expérience du repreneur est primordiale. S’il ne connaît pas le secteur, il a, dans les secteurs ICTCS, une fois et demie plus de risques . Alors que la connaissance du secteur est plus importante qu’une précédente expérience de management ou de direction.

 En conclusion, les repreneurs, comme la majorité des créateurs, agissent par volonté d’indépendance (40%). Après quelques années, ils sont globalement satisfaits et optimistes sur l’avenir de leur entreprise.

Enquête sur la transmission en Rhône-Alpes (résumé)

L’enquête est menée entre 16 février et 22 avril 2005. 46% des repreneurs d’entreprises étaient des demandeurs d’emplois ; 56% des raisons de la transmission était un départ à la retraite. Si les repreneurs ont opté pour une reprise et non une création, c’est parce qu’ils la jugeaient avant tout « moins risquée », puis « n’avaient pas d’idée ».

 Quand on demande aux cédants quel type de repreneur ils préfèrent : ils déclarent à 72% un repreneur privé, et à 53% une autre entreprise ; et une des principale qualité attendue est la connaissance du secteur. A la question « Qui vous a aidé ? » 78% répondent les CCI, 52% les conseils privés, puis viennent les experts comptables et les banques.

 Une des principale difficulté citée par les repreneurs est « trouver une entreprise à reprendre ». Alors que, souligne un représentant de l’ordre des experts comptables, « une entreprise sur trois ne trouve pas de repreneur » !. « Il manque donc un outil de rencontre ; c’est pourquoi l’Ordre va créer un site permettant de pallier le manque ». (Oséo compte aussi créer un portail dans ce sens).

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