Profession Créer

Contenu - Menu - Page principale - Contact - S'identifier

Assises - 3 è partie - sur les partenaires et les partenariats

Suite de notre CR. Sont regroupés ci dessous les ateliers traitant des réseaux et de leurs partenaires.

Publié par ProfCre, le Lundi 20 Juin 2005, 08:19.
Modifié le : Lundi 20 Juin 2005, 09:09.
dans : Actus Réseaux.

 

On a regroupé ci dessous les ateliers dont le point commun est : le travail des réseaux n’est pas isolé ; il n’a de sens, au contraire, qu’au sein des partenariats très divers. En premier lieu les pouvoirs publics, mais aussi les entreprises et les banques.

 

Banques et réseaux d’appui quelle coopération au service des créateurs ? ‘Atelier 1)

 

Ici, on sort des lamentations sur le face à face banque – créateur. L’intervention d’un réseau pour apporter de la crédibilité aux projets est une tendance lourde (et positive) : « On parle souvent des rapports banques / entrepreneurs, mais la relation banques / réseaux d’accompagnement est également importante », annonce en introduction Marcel Duruy, directeur du Réseau Sud-Est d’Oseo bdpme.

 

Important mais « pas toujours évident » pour Jérôme Jene, chef de projet de la PFIL Initiative CLE, qui estime que « l’accès au financement bancaire reste le maillon faible ». Quand il a commencé, il y avait bien les balbutiements du PCE et Jecrée.com (dans le Nord PdC), mais pourtant, quand il est allé « sur le terrain rencontrer une cinquantaine de conseillers financiers des banques locales », les réponses ne l’ont pas réconforté. « Les conseillers n’avaient pas changé. Ils réagissaient quasiment pareil qu’il y a 10 ans », résume-t-il. Ses objectifs : « faire en sorte que les banques, qui rencontrent des porteurs de projets, les orientent vers les réseaux d’accompagnement. Faciliter la décision des banques en leur apportant une expertise sûre et créer un climat de confiance réciproque entre le banquier et le porteur de projet ». De l’action de la PFIL, Jérôme Jene tire un bilan positif même s’il regrette « le manque de visibilité » de son action. Il décrit l’action d’Initiative CLE comme « un travail de dentelle, tissant des relations entre les banques et les patrons ».

 

Justement du côté des banques, Richard Klein, de la Banque Populaire Loire et Lyonnais, explique qu’une des questions posée était : « comment intéresser les agences au financement de la création d’entreprises ? ». Trois réponses se sont alors imposées : 1) on ne pourra pas intéresser tout le monde. 2) il faut créer des circuits courts. 3) il faut favoriser des binômes, afin de créer une relation de confiance entre le banquier et l’accompagnateur.

 

Une idée que reprend Francis Moreau, directeur d’Yonne initiative création. « Il ne faut pas promener le porteur de projet de banque en banque ; c’est au réseau d’accompagnement de mettre bien en place l’outil financier afin que la banque pressentie accepte rapidement le financement ».

 

Optimisme appuyé par Patrick Sapy, directeur des partenariats à l’ADIE. Il considère que « l’ADIE est devenue un sas d’entrée pour les créateurs vers les banques ». Il estime qu’aujourd’hui, « on est dans un bien meilleur partenariat réseaux/banques ». Normal : l’Adie « débarrasse » largement les banques des coûts de production des prêts. Les banques partenaires de l’Adie se dessaisissent volontiers de l’instruction des prêts ; sachant qu’elles sont, en outre, largement garanties en cas d’incident !

 

(Atelier 1 - Pilote : Marcel DERUY - Directeur du Réseau Sud-Est - OSEO bdpme ; avec : Michel COTTET – SIAGI ; Georges JENE - Chef de projet - PFIL "INITIATIVE CLE" ; Richard KLEIN - Directeur du Département Création Transmission et Haut de Bilan - BANQUE POPULAIRE LOIRE ET LYONNAIS ; Francis MOREAU - Directeur - YONNE INITIATIVE CREATION)

 

Le micro crédit en Franc, un outil pour les démunis ou « une porte d’entrée vers le crédit bancaire » ? (Atelier 12)

 Cet atelier tente de réfléchir à l’application du micro crédit en France (l’année 2005 étant l’année internationale du micro-crédit) dans un contexte bien particulier et de faire le point sur ses perspectives : notamment sur le développement des partenariats avec les banques traditionnelles.

 

Le micro crédit s’est développé principalement dans les pays en voie de développement à partir des années 80 avec pour double objectif : fournir des services financiers appropriés à un nombre significatif de personnes à bas revenus, économiquement actifs en vue d’améliorer leurs conditions de vie et participer à l’économie locale. Construire sur le long terme des institutions financières pérennes au service des populations défavorisées.

 Première question : comment définir la notion de micro-crédit en France, sachant que les intervenants (FIR, France Active, Banque Populaire, Adie) ont des points de vue assez différents ? Une étude récente du Réseau Européen de la Micro-finance montre qu’en Europe deux groupes d’opérateurs interviennent, ceux qui ciblent essentiellement des populations exclues ; chômeurs, RMIstes, etc. et ceux qui travaillent avec des micro entrepreneurs, quelque soit leurs origines sociales.

 De plus : en quoi le micro-crédit est-il particulièrement adapté pour des personnes démunies souhaitant créer leur entreprise? Et quelles approches spécifiques sont nécessaires ?

 L’autres particularité de la situation française est que, à l’inverse de ce qui se passe dans les pays en développement, les organisations ne sont pas dans des processus de fidélisation de leur clientèle (afin de développer des institutions financières réellement pérennes) mais se fixent pour objectif de faire le lien entre leurs institutions et le système bancaire classique.

 Enfin, Les nouvelles réglementations bancaires (accords de Bâle) peuvent faire craindre une concentration bancaire, l’apparition d’institutions de micro finance devient-elle alors souhaitable ? envisageable ? Et peut-on envisager une pérennisation des institutions, comme c’est le cas dans les pays en voie de développement ?

            (pilote : Philippe GUICHANDUT, Réseau Européen de la Micro-Finance ; Cyril BARABAN - Synergies Créateur - Prisme 95 ; Jean-François GAUDOT - Délégué Général - FRANCE INITIATIVE RESEAU ; Emmanuel LANDAIS – Adie ; Michel VERLHAC - Responsable Création et Reprise d'entreprise - BANQUES POPULAIRES RIVES DE PARIS)

 

Coopération dans les Maisons de l’emploi : quels bénéfices pour les créateurs? (Atelier 4)

 Les Maisons de l'emploi prévues par la loi de cohésion sociale, dite loi Borloo, ont pour ambition de fédérer au niveau de chaque bassin d'emploi tous les partenaires de l'aide aux demandeurs d'emploi (ANPE, missions locales, AFPA, réseaux d'accompagnement, etc...).

 Quelles sont les implications pour les opérateurs de la création d’entreprise ?

 Voici le compte rendu qu’en fait Benoît Willot sur son blog :

 Les professionnels demandent que les maisons de l'emploi prennent en compte l'attente des créateurs

Grosse affluence aux Assises de la création d'entreprises pour l'atelier consacré aux Maisons de l'emploi. Animé par Luc Duquenne (Synergies créateurs), il a permis de vérifier qu'il y avait bien des interrogations, mais aucune hostilité manifeste parmi la grosse centaine de participants.

 Naura Laggoon (Boutique de gestion Accès), Louis Matthieu (Arve Giffre Initiatives, plate-forme d'initiatives locales) et Valérie Levet (Maison de l'emploi de Bonneville) ont témoigné d'un accord possible entre les réseau d'appui à la création et la Maison de l'emploi. Les réseaux sont accueillis sur place, tandis que la Maison de l'emploi a développé ses propres prestations d'information et de sensibilisation autour de Balise.

 Philippe Loppé, qui préside le PLIE de Grenoble n'ignore rien de l'inquiétude des élus quant au devenir du financement public, mais souligne que les apports de l'État pour les nouvelles structures sont particulièrement substantielles. Olivier Longin définit l'offre de service de la région Alsace (où il travaille) comme celle d'une plate-forme de services, travaillant notamment à la formation des acteurs des maisons de l'emploi. Benoit Willot a mis l'accent sur l'importance de bien prévoir les modalités pratiques d'intervention des réseaux d'accompagnement dès la phase de conception des maisons de l'emploi.

 Au cours du débat, on a entendu Maria Nowak (Adie) s'interroger sur l'articulation entre les maisons de l'emploi et les organismes consulaires. André Jaunay (conseil régional d'île de France) a montré qu'il y avait un besoin de service particulier pour les salariés. Damien Behr (Aulnay entreprises) s'interroge sur le statut qu'il faudra choisir. Un responsable de la chambre commerce de Nîmes a relevé que l'attente des créateurs allait vers des lieux uniques regroupant des services multiples. Patrick Chevalier (APCM) a mis en avant l'activité prospective en matière d'emploi. Michel Brocard (Agir Abcd) a identifié un gisement de compétences parmi les retraités, mobilisables en tant que tuteur.

 Enfin, un futur agent de la maison de l'emploi de Nancy s'est interrogé sur la différence entre les maisons de l'emploi et l'Anpe ; une interrogation qui est d'ailleurs largement partagée par les salariés de l'Anpe...

 (pilote : Luc DUQUENNE - Président  de SYNERGIES CREATEURS ; avec : Rémi DHESSE - Chargé de mission – DGEFP ; Marie-Pierre ESTABLIE - Déléguée Générale - ALLIANCE Ville-Emploi ; Evelyne LEBEL - Directrice - BG Idée Littoral ; Olivier LONGIN - Chargé d'étude - Conseil Régional Alsace ; Louis MATHIEU - PFIL "Arve Giffre Initiative" ; Benoit WILLOT - Directeur – CIME)

 

Coordination des réseaux à l’échelle des régions (Atelier 15)

 Jean-Pierre Worms voulait montrer à la fois que les réseaux sont capables de coopérer et de coordonner leurs action au niveau d’une région ; et que la politique des régions peut (et doit) tenir compte de ces efforts. Démonstration réussie, dans la mesure ou les uns et les autres ont joué le jeu.

 Les représentants des régions montrent que dans la phase actuelle de construction de leurs schémas régionaux de développement, ils tiennent compte à la fois du terrain et des réseaux.

 Du terrain : les régions sont couvertes par des inter-communalités, ou des équivalents montrant que la structuration des projets locaux avancent. Dans ce cas, telle ou telle région abandonnera volontiers une part de son pouvoir de décision sur la gestion de telle ou telle aide.

 Des réseaux : le simple fait de se présenter ensemble (par exemple le « quatuor » Adie, France Active, Pfil et Boutique de gestion) devant le Conseil régional donne à ce dernier un double garantie. De transparence, quant à l’utilisation rationnelle de l’argent public. Et d’efficacité, dans la mesure ou chacun sait, par rapport à l’autre, ou commence et se termine sa mission. Donc on « se passe » les projets en fonction de la spécialité de chacun.

 Bien sûr, Jean-Pierre Worms n’avait pas choisi ses régions ni ses réseaux au hasard : Pays de la Loire et Rhône-Alpes sont sans aucun doute des régions très ouvertes sur la coopération avec les réseaux d’appui. Mais ces derniers donnaient une bonne leçon de coopération en montrant comment ils acceptaient de s’unie (de coopérer et de se coordonner) au profit des porteurs de projet ; et pour s’inscrire dans le cadre d’une politique régionale d’ensemble.

 (pilote : Jean-Pierre WORMS - FIR / FORCE ; avec : Gyl COPPEY - PFIL Nantes Initiatives ; Stéphane GIBOUDAUD - Responsable du service Développement Economique - Région Rhône-Alpes ; Sébastien L'AOT - Adie Pays de la Loire ; Jean-Jacques MARTIN - Président - Coordination Régionale Active pour l'Initiative en Rhône-Alpes (CRAIRA) ; Jacques ORSINI - Directeur régional Languedoc-Roussillon - Caisse des Dépôts ; Emmanuel ZARCA - Chef du service Economie de Proximité et Création d'Entreprises - Région Pays de la Loire)

 

Zones fragiles, réseaux et entreprises (Atelier 16)

 Les réseaux sont implantés dans les zones fragiles afin de faire émerger des créations d’entreprises, mais collaborent ils avec les entreprises ? un remarquable exemple est présenté par Eric Dosseur (Calvados Initiative) avec l’intervention de sa plate forme dans le dossier Moulinex. La fermeture de l’entreprise a été un électrochoc pour la région ; et parmi les personnes sans emploi, la plate forme a pu prouver son savoir faire en matière d’accompagnement vers la création.

 Les autres exemples présentés lors de l’atelier montre que les réseaux ont encore du travail à faire pour prouver leur sacoir faire : aux créateurs, c’est acquis ; aux régions c’est en cours. Mais aux entreprises et aux autres intervenants des zones fragiles, il y a du travail.

 Alors que les réseaux implantés dans les ZFU ont une action très démonstrative.

 (pilote : Rose MEUNIER – CDC, avec : Florence BEAUNE - IMS Entreprendre pour la Cité ; Loïc DOSSEUR - Directeur - PFIL "Calvados Création" ; Alain GRASSI - Ciments Lafarge)

 

 

Evolution et perspectives des politiques européennes en faveur de l'esprit d'entreprise et de l'entreprenariat (Atelier 17)

 L'Europe devra dans les 5 à 10 prochaines années faire face au renouvellement massif de ses chefs d'entreprises, et de leurs collaborateurs. Quelles orientations et mesures l'Europe envisage t-elle sur cette problématique? Les petites entreprises ne seront-elles pas sacrifiées au profit de l'innovation et de la recherche?

Il s’agissait de mettre en avant les outils liés à la « stratégie de Lisbonne », qui s’appliquent à la création et aux TPE. De fait, les incertitudes actuelles (et la réorientation des lignes d’aide) n’aident pas à l’optimisme !

 (Pilote : Danièle ROUGANNE, Fondatrice – FORCE ; avec : Jean-François AGUINAGA - Administrateur principal DG Entreprises - Commission Européenne ; Patrice CHEVALLIER - Directeur des Etudes et Actions économiques – APCM ; Philippe COCHET - Député du Rhône ; Eric LOMBART - Secretaire Général – CMA)

 

 

Présentation du projet de loi PME (projet Jacob devenu projet "Dutreil II") - Atelier 13 :

 Peu de choses à en dire, après la présentation du projet faite ici. Le débat parlementaire sur le projet avait lieu au Sénat au moment même ou se tiennent les Assises.

 Un commentaire du débat est à venir sur ce blog.

 

 

 

Mots-clés :

- Répondre à cet article -

Commentaires

Willot - le 20-06-05 à 15:01 - #

Précisions concernant les participants à l'atelier 4 :

La DGEFP n'était pas représentée; Alliance Ville-Emploi avait envoyé son délégué régional, Philippe Loppé, vice-président de la Métro, communauté d'agglomération de Grenoble ; la BG présente était Accès (Lyon) représentée par Naura Laggoon ; Louis Mathieu, de la PFIL Arve Giffre Initiative, est intervenu de la salle tandis que Valérie Levet, chargée de mission à la Maison de l'emploi de Bonneville, était à la tribune;

Luc Duqenne, Synergies créateurs, Olivier Longin, conseil régional d'Alsace et Benoit Willot, CIME, étaient bien là comme prévu.


Re:

domhuard - le 20-06-05 à 16:37 - #

Cette précision me parait importante !


Banques et réseaux d'appui quelle coopération au service des créateurs ?

Georges JENE - le 12-08-05 à 18:05 - #

Le CR de mon intervention sur le fond est assez fidèle, mais sur la conclusion c'est pas "le manque de visibilité" de mon action que je voulais souligner mais ses limites. En effet malgré le bilan positif que nous tirons de cette action expérimentale nous mesurons bien les limites en terme de transfert de savoir faire ou de bonnes pratiques.

Georges Jené


Répondre à l'article